« Et si nous cultivions notre émerveillement… »

« Et si nous cultivions notre émerveillement… »

Drôle d’idée que de lier ces deux mots. En quoi l’humanisme aurait-il à voir avec l’émerveillement ? Et pourtant, si l’on y réfléchit quelques instants, l’évidence s’impose à nous : l’émerveillement fait partie intégrante de notre humanité, de notre condition et singularité humaine. De fait, dans un monde de plus en plus automatisé, où l’intelligence artificielle reproduit et intègre nos raisonnements et nos créations avec une précision déconcertante, qu’est-ce qui continue de définir notre humanité profonde ? Et la réponse pourrait bien résider dans cette faculté singulière qui nous habite et nous distingue : notre capacité d’émerveillement.

Le champ de l’émerveillement

Le champ de l’émerveillement

La gratitude exprime cette vérité fondamentale de l’Homme : l’amour reçu appelle l’amour donné. Ainsi, par la gratitude, nous construisons une société plus humaine et fraternelle. À qui, à quoi devons-nous porter notre gratitude ?

S’émerveiller ? Mais quelle drôle d’idée !

S’émerveiller ? Mais quelle drôle d’idée !

Tout semble justifier le cynisme, le pessimisme, le défaitisme. De partout s’accumulent les mauvaises nouvelles, les quelques bonnes passent inaperçues, des décisions évidentes cent fois promises sont toujours remises à plus tard, les plus « plus jamais ça » ne retiennent aucune répétition des pires horreurs et des pires absurdités, des progrès humains que l’on croyait acquis et non négociables sont remis en cause, fragilisés, contestés. Et pourtant.