Au début de cette année 2026, notre Mouvement a pris la décision de prendre la parole sur les atteintes, observées dans notre société et dans le monde, aux principes d’humanisme qui nous animent. Il nous semblait en effet que les piliers de l’humanisme que nous défendons, dignité, discernement, effort librement consenti, étaient très souvent foulés aux pieds
La newsletter de janvier publiait sur le sujet un article « Humanistes, levez-vous ! ». Force est de constater qu’Il n’a suscité qu’une seule réaction parmi nos Membres, et pas davantage auprès du cercle personnel à qui je l’ai diffusé. En d’autres termes j’observe que nos Membres et notre entourage paraissent adopter une forme d’attitude « fataliste » vis-à-vis des problèmes politiques, économiques ou éthiques de notre société.
Pourtant :
- Rarement les valeurs d’humanisme, et en particulier celles de dignité, de discernement (sans parler d’effort librement consenti), n’ont été aussi « allègrement » mises de côté ! Plus de discussion, on s’invective et on se rejette. La recherche du bien commun disparait bien souvent au profit d’affirmations péremptoires et non discutables.
- Jamais les systèmes d’information n’ont été aussi concentrés autour des « Big Tech », ou des groupes financiers, au point que ceux-ci sont devenus les « partenaires » incontournables des Etats les plus puissants de la planète. L’opinion est ainsi manipulée, « travaillée », morcelée, influencée par ces acteurs et les prises de position populistes et démagogiques.
- Jamais la société française n’a paru autant en crise : éducation nationale avec le glissement constant dans les classements internationaux, santé avec la crise de l’hôpital et le déclassement du personnel soignant, la justice et son manque de moyens, la sécurité, mais aussi le rôle de l’Administration, sans parler de la question de la répartition de la richesse produite, le tout dans un contexte budgétaire et financier déséquilibré. Bref, une refondation totale est à entreprendre et ce ne sont pas les pénibles et rares ravaudages de nos Assemblées qui risquent de changer la donne.
Alors, faut-il en rester là ? Si l’on considère que non, que nous avons des choses à apporter, il devient nécessaire et urgent de se mettre en route. Le petit groupe de discussion que je souhaite mettre en place aura pour mission de définir, dans le respect du principe d’indépendance qui gouverne Muma, le type d’actions à entreprendre, les thèmes sociétaux à aborder, l’objectif étant de mobiliser d’abord nos Membres puis autour de notre Association. Le champ reste libre, étant précisé que nos propositions et réflexions resteront circonscrites à notre environnement français. Un ancien footballeur brésilien de renom et qui s’est engagé sur le plan sociétal dans le cadre d’une fondation qu’il a créée disait récemment : « Notre défi le plus important est de convaincre au moins une majorité de gens que l’on est plus heureux dans un pays où l’on vit en harmonie. » Ce pourrait être le thème de nos réflexions et de notre action.
Si cette démarche vous intéresse, merci de me l’indiquer et pourquoi pas, de me faire part de vos premières réflexions et attentes
Alain Sonntag
